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Prioriser des demandes dans Excel : pourquoi tout devient urgent?


horloge retard

Donner des priorités pour reprendre le contrôle


Quand les demandes commencent à affluer, la priorité devient vite un réflexe.Il faut trier. Arbitrer. Décider quoi faire d’abord.


Dans beaucoup d’équipes, la réponse est immédiate : ajouter une colonne Priorité dans Excel.


Urgent.Normal.Faible.


Trois niveaux simples, compréhensibles par tous. Sur le papier, c’est une excellente idée.


La priorisation donne le sentiment de reprendre la main sur la charge. Elle transforme un flux désordonné en une liste hiérarchisée.



Et surtout, elle permet de répondre à une question omniprésente : « On fait quoi en premier ? »



Prioriser des demandes Excel… même quand tout est relatif


Dans Excel, chaque demande doit avoir une priorité.Une case à remplir. Un choix à faire.

Mais très vite, un problème apparaît : la priorité n’est jamais objective.


Ce qui est urgent pour un demandeur ne l’est pas forcément pour un autre. Ce qui est critique aujourd’hui ne le sera peut-être plus demain. Et ce qui paraît mineur peut devenir bloquant en quelques heures.

Excel fige une information qui, par nature, évolue en permanence. La priorité devient une étiquette, pas une aide à la décision.



Pourquoi cette priorisation fonctionne au début ?


Il faut être honnête : au départ, ça fonctionne.


Avec peu de demandes :


  • les urgences sont réellement rares

  • les arbitrages sont simples

  • tout le monde partage à peu près la même lecture


La colonne Priorité permet de structurer les échanges.Elle évite certaines discussions inutiles.Elle donne un cadre commun.


Tant que le volume reste limité, la priorisation dans Excel aide réellement à décider.



Quand la priorité devient un moyen de passer devant les autres ?


Puis le volume augmente.


Les demandes s’accumulent.Les délais se tendent.Les ressources ne suivent plus.

Progressivement, une dérive s’installe : tout devient urgent.


Pour être traité plus vite, il suffit de cocher “Urgent”.La priorité devient un levier de négociation, pas un critère objectif.


Dans Excel, rien n’empêche cette dérive. Il n’y a ni contexte, ni historique, ni justification.

La colonne Priorité ne hiérarchise plus.Elle amplifie le bruit.



Ce que la priorisation Excel empêche de voir


En se focalisant sur l’urgence, Excel masque l’essentiel :


  • ce qui bloque réellement l’activité

  • ce qui revient en permanence

  • ce qui pourrait être évité


Toutes les demandes urgentes se ressemblent.Elles écrasent les autres.

Impossible de distinguer :


  • l’urgence ponctuelle

  • l’urgence structurelle

  • le vrai blocage


La priorisation devient plate.Tout est rouge.Donc plus rien ne l’est vraiment.



Le moment où l’outil crée plus de tension qu’il n’en résout


À partir d’un certain seuil, la priorisation dans Excel produit l’effet inverse de celui recherché.


Elle génère :


  • des frustrations

  • des arbitrages permanents

  • des discussions sans fin

  • une perte de confiance dans le système


La question n’est plus « qu’est-ce qui est prioritaire ? »Mais « qui décide ? »


Et Excel, par conception, ne répond pas à cette question.


Excel classe l’urgence, mais ne pilote pas la charge


Prioriser des demandes dans Excel n’est pas une erreur.C’est une réponse logique à une montée en charge.


Mais quand le volume augmente, la priorité ne suffit plus. Il faut comprendre les blocages, la charge réelle, les dépendances.


L’urgence n’est pas un critère de pilotage. C’est un symptôme.


C’est souvent à ce moment-là que certaines équipes commencent à s’interroger sur des outils capables de contextualiser les demandes, de limiter l’urgence artificielle et de redonner une vraie capacité d’arbitrage — comme une solution de ticketing— non pour aller plus vite, mais pour décider plus juste.




 
 
 

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